Fiche Actrice: Jodie Foster

Fiche Actrice: Jodie Foster

Enfant prodige, Jodie Foster débute sa carrière très jeune. Après quelques apparitions dans des spots publicitaires, elle tourne à 10 ans dans son premier film, une production Disney
Ne négligeant pas ses études, Jodie Foster étudie au Collège Français (elle parle le français couramment) puis entre à la prestigieuse université de Yale, dont elle ressort en 1985, un diplôme de littérature en poche.


1972: "Napoleon and Samantha" de Bernard McEveety
Avec: Michael Douglas; Will Geer; Arch Johnson; Henry Jones; Johnny Whitaker.

1973: "Un petit Indien"

1973: "Tom Sawyer"

1975: "Alice n'est plus ici" de Martin Scorsese
Avec: Diane Ladd; Kris Kristofferson; Alfred Lutter; Ellen Burstyn; Mia Bendixsen; Billy Green Bush...

1976: "Freaky Friday" de Gary Nelson
Avec: Barbara Harris...

1976: "Bugsy Malone" de Alan Parker
Avec: Scott Baio; Florrie Dugger; John Cassidi...

1976: "Taxi Driver" de Martin Scorsese
Avec: Robert De Niro; Harvey Keitel ; Cybill Shepherd; Albert Brooks; Leonard Harris...

1977: "La cabine des amoureux" de Sergio Citti
Avec: Ugo Tognazzi ; Catherine Deneuve; Michelle Placido; Franco Citti...

1977: "Moi, fleur bleue" de Eric Le Hung
Avec: Jean Yanne; Sydne Rome ; Odette Laure ; Bernard Giraudeau...

1977: "The Little Girl Who Lives Down the Lane" de Nicolas Gessner
Avec: Martin Sheen ; Alexis Smith; Mort Shuman; Scott Jacoby...

1980: "Ca plane les filles" de Adrian Lyne
Avec: Laura Dern ; Scott Baio ; Randy Quaid.

1980: "Carny"

1984: "Le sang des autres" de Claude Chabrol
Avec: Michael Ontkean ; Sam Neill ; Lambert Wilson; Stéphane Audran...

1984: "Hôtel New Hampshire" de Tony Richardson
Avec: Rob Lowe; Paul McCrane; Beau Bridges; Lisa Banes...

1986: "Mesmerized" de Michael Laughlin
Avec: John Lithgow; Michael Murphy.

1987: "Siesta" de Mary Lambert
Avec: Ellen Barkin; Gabriel Byrne ; Julian Sands ; Isabella Rosellini ; Martin Sheen...

1987: "Five Corners" de Tony Bill
Avec: Tim Robins ; Todd Graff ; John Torturro; Eriq La Salle...

1988: "Le retour de Billy Wyatt" de Steven Kampmann et William Porter
Avec: Mark Harmon; Blair Brown; Jonathan Silverman; Harold Ramis; William McNamara; Richard Jenkis; John Shea...

1988: "Catchfire" de Allan Smithee
Avec: Dennis Hopper; Dean Stockwell;

1989: "Les Accusés" de Jonathan Kaplan
Avec: Kelly McGillis; Bernie Coulson; Leo Rossi; Carmen Argenziano; Ann Hearn ; Steve Antin; Tom O'Brien...

1991: "Le Silence des Agneaux" de Jonathan Demme
Avec: Anthony Hopkins; Scott Glenn; Ted Levine; Roger Corman...

1992: "Le petit Homme" de Jodie Foster
Avec: Diane Wiest; Adam Hann-Byrd; David Hyde Pierce; Debi Mazar; Harry Connick Jr...

1992: "Ombres et Brouillard" de Woddy Allen
Avec: Michael Kirby; Woody Allen; Mia Farrow; John Malkovich; Madonna; Kathy Bates...

1993: "Sommersby" de Jon Amiel
Avec: Richard Gere; Bill Pullman; James Earl Jones; Lanny Flaherty; William Windom.

1994: "Maverick" de Richard Donner
Avec: Mel Gibson; James Garner; Alfred Molina; James Coburn; Dub Taylor...

1995: "Nell" de Michael Apted
Avec: Liam Neeson; Natasha Richardson; Nick Searcy; Robin Mullins; Richard Libertini; Jeremy Davies.

1997: "Contact" de Robert Zemeckis
Avec: Matthew McConaughey; Tom Skerritt; John Hurt; James Woods; Angela Bassett; David Morse...

1999: "Anna et le Roi" de Andy Tennant
Avec: Chow Yun-Fat; Tom Felton; Bai Ling; Syed Alwi; Randall Duk Kim.

2001: "The dangerous lives of Altar Boys" de Peter Care
Avec: Vincent D'Onofrio; Kieran Culkin ; Jena Malone ; Tyler Long ; Melissa Suzanne McBride ; Emile Hirsch...

2002: "Panic Room" de David Fincher
Avec: Kristen Stewart ; Forest Whitaker; Jared Leto; Dwight Yoakam ; Patrick Bauchau...

2004: "Un long dimanche de fiançailles" de Jean-Pierre Jeunet
Avec: Audrey Tautou; Gaspard Ulliel ; Dominique Pinon ; Clovis Cornillac ; Jerome Kircher ; Chantal Neuwirth ; Denis Lavant ; Jean-Pierre Becker ; Marion Cotillard ; Jean-Pierre Darroussin ; Albert Dupontel ; André Dussolier ; Jean-Paul Rouve ; Julie Depardieu...

2005: "Flight Plan" de Robert Schwentke
Avec: Peter Sarsgaard ; Sean Bean ; Kate Beahan; Michael Irby; Assaf Cohen...

2006: "Inside Man" de Spike Lee
Avec: Denzel Washington; Clive Owen; Christopher Plummer; Willem Dafoe; Chiwetel Ejiofor; Carlos Andres Gomez; Kim Director...

2007: "A Vif" de Neil Jordan
Avec: Terrence Howard; Naveen Andrews; Mary Steenburger; Jane Adams; Nicky Katt; Lary Fessenden...

2008: "L'île de Nim " de Jennifer Flackett et Mark Levin
Avec: Gerard Butler; Abigail Breslin ; Abigail Breslin; Morgan Griffin; Christopher Baker; Alphonso McAuley...


En italique, les fims que j'ai vu
# Posté le dimanche 18 mai 2008 07:07

Jeux d'enfants

Jeux d'enfants

De: Yann Samuell
Avec: Guillaume Canet (Julien); Marion Cotillard (Sophie); Frédéric Geerts (Igor); Isabelle Delval (Clothilde); Jean-Michel Flagothier (Dorzac); Gilles Lellouche (Sergei Nimov Nimovitch); Emmanuelle Grönvold (La mère de Julien); Thibault Verhaeghe (Julien à 8 ans); Joséphine Lebas Joly (Sophie à 8 ans); Elodie Navarre (Aurélie)...
Durée: 1 H 33
Date: 2003
Film: Français

Histoire: Une vie entière pour se dire "je t'aime". 80 ans pour démarrer une histoire d'amour. Et tout ça à cause d'un jeu. Ou peut-être grâce à un jeu.
Sophie et Julien ont défini les règles du jeu. Ils en sont, pour le restant de leurs vies, les arbitres et souvent les victimes. "Cap ou pas cap ?" "Cap ! Bien sûr ! " Ils sont cap de tout : du meilleur comme du pire. Bafouer tous les tabous, défier tous les interdits, braver toutes les autorités, rire, se faire mal. Cap de tout !? sauf, peut-être de s'avouer qu'ils s'aiment.
Ce jeu commence avec un pari innocent : un pari afin d'oublier que Maman est gravement malade, afin d'oublier que toute la classe te traite de sale polak. Et quelques paris plus tard, le jeu devient ce qu'il y a de plus beau, de plus fort dans la vie des deux enfants.


Avis personnel: « Jeux d'enfants » est un film que j'avais très rapidement suivi un lendemain de cuite, je n'avais donc pas pu en apprécier la totalité... J'ai eu l'occasion de le voir, cette fois-ci plus disposée à l'apprécier... Je me suis pris d'affection très rapidement pour ces deux petits garnements et leur jeu de « cap ou pas cap » et pour tout ce que ce passe temps sous entendait. Ce sont deux gamins qui évoluent dans un environnement familial pas très stable ni épanouissant, ils sont tous les deux en quelque sorte des souffres douleur à l'école et possèdent une imagination et un entrain débordants. Ce jeu qui les lie va les libérer, leur permettre de se dépasser, de se découvrir, de rêver, de vivre leur vie d'enfant à fond, et plus tard leur vie de jeune adulte. Tout est sujet à un pari, même les moments les plus importants de leur vie. Ainsi lorsque Sophie passe un examen, Julien lui lance le pari de mettre des sous vêtements ridicules par-dessus ses habits, et elle le fait, après tout leur jeu n'a jamais eu de limites... Mais combien de temps leur jeu durera-t-il ? Combien de temps resterons-t-ils dans ce rêve sans affronter la réalité ? Peuvent-ils réussir et vivre loin l'un de l'autre ? Ce film est plein de questions sur la vie, sur la façon dont on envisage son futur, sur ce qui tient du réel et à contrario du fictif... Les moments où Julien rêve m'ont fait penser au cinéma de Michel Gondry, avec ces décors de carton, ces paysages totalement absurdes et colorés, là où seule l'imagination dessine l'instant. Le film devient plus sombre lorsqu'ils sont tous les deux dans la vie active, qu'ils se sont éloignés l'un de l'autre. Sophie est de plus en plus sarcastique et cassante, Julien, lui est toujours dans son monde, le manège à la main. Il y a une scène d'un extrême sadisme, celle où Julien invite Sophie au restaurant, on croit vraiment qu'il a enfin grandit, qu'il est prêt à lui avouer son amour. Il fait mine de lui sortir le grand jeu pour au final lui faire le pire coup jamais porté et lui présenter sa future femme. Marion Cotillard m'a bluffé dans cette scène, on voit en quelques secondes son visage s'assombrir, ses larmes noyer ses yeux et son visage partagé entre colère et tristesse. Quelle actrice... Le réalisateur a réussi à nous montrer comme Julien et Sophie sont seuls, mals et paumés lorsqu'ils ne sont pas ensemble, on ressent vraiment l'inutilité et le désastre de leur vie - surtout celle de Julien - et s'en est presque torturant. La fin est à l'image du film : bizarre, belle, folle, émouvante et drôle. Un très bon film français qu'on se plait à vivre.

" Du bonheur à l'état pur, brut, natif, volcanique, quel pied ! C'était mieux que tout, mieux que la drogue, mieux que l'héro, mieux que la dope, coke, crack, fitj, joint, shit, shoot, snif, pét', ganja, marie-jeanne, cannabis, beuh, péyotl, buvard, acide, LSD, extasy. Mieux que le sexe, mieux que la fellation, soixante-neuf, partouze, masturbation, tantrisme, kama-sutra, brouette thaïlandaise. Mieux que le Nutella au beurre de cacahuète et le milk-shake banane. Mieux que toutes les trilogies de George Lucas, l'intégrale des muppets-show, la fin de 2001. Mieux que le déhanché d'Emma Peel, Marilyn, la schtroumpfette, Lara Croft, Naomi Campbell et le grain de beauté de Cindy Crawford. Mieux que la face B d'Abbey Road, les CD d'Hendrix, qu'le p'tit pas de Neil Armstrong sur la lune. Le Space-Mountain, la ronde du Père-Noël, la fortune de Bill Gates, les transes du Dalaï-Lama, les NDE, la résurrection de Lazare, toutes les piquouzes de testostérone de Schwarzy, le collagène dans les lèvres de Pamela Anderson. Mieux que Woodstock et les rave-party les plus orgasmiques. Mieux que la défonce de Sade, Rimbaud, Morisson et Castaneda. Mieux que la liberté. Mieux que la vie..."

# Posté le mercredi 26 mars 2008 12:08

Pretty persuasion: compétition officielle au festival du film de Sundance de 2005 et au festival du film de Dauville de 2005

Pretty persuasion: compétition officielle au festival du film de Sundance de 2005 et au festival du film de Dauville de 2005

De: Marcos Siega
Avec: Evan Rachel Wood (Kimberly Joyce); James Woods (Monsieur Joyce); Ron Livingston (Percy Anderson); Ady Schnall (Randa); Selma Blair (Gail); Jane Krakowski (Emily); Jaime King (Katty)...
Durée: 2 H 35
Date: 2004
Film: Américain

Histoire: Kimberly Joyce, une brillante adolescente de Beverly Hills à la fois manipulatrice, extrêmement drôle, foncièrement cruelle et naturellement sexy, ne recule devant rien pour devenir célebre. Elle convainc ses deux meilleures amies de partir en campagne contre leur professeur, Percy Anderson, en l'accusant de harcèlement sexuel. Pour celà, elles vont monter un plan diabolique, dont seule Kimberly détient la solution.

Avis personnel: "Pretty persuasion" joue beaucoup sur la subversion. Kimberly Joyce - admirablement interprétée par Evan Rachel Wood - est un ange en apparence, très bonne élève, visage enfantin, mais cache en fait une personnalité trash et dévergondée alliant humour noir et cruauté perverse. Autant vous dire que l' American Dream est totalement renversé, malmené dans cette réalisation. Ce lycée bien sous tout rapports n'abrite en réalité que des êtres en total désaccord avec l'ordre social établit: vendeurs d'armes, poupées machiavéliques, professeurs pervers, et même une journaliste lesbienne très sexy passant par là... Et lorsque l'on sort de l'établissement, ce n'est pas chez Kimberly que l'on se reconfronte aux normes et à l'éthique: un père - extraordinairement interprété par James Woods - totalement cynique, tournant le racisme à son avantage, drogué et adepte du téléphone rose et sa "compagne" de 20 ans de moins que lui, habillée en bimbo juvénile, bizarement attirée par les chiens. Cet environnement familial et social ainsi qu'un passé douloureux, ont fait de Kimberly une jeune fille, detestable et manipulatrice qui arrive à ses fins par n'importe quel moyen et peut importe la morale ou les critiques. Ce film est très réussi, il appui là où il faut et nous bouscule tellement il est drôle et cru, Evan Rachel Wood nous montre une fois de plus qu'elle sait être LE personnage, mais le dénouement ne joue plus sur cet humour décapant et s'en est d'autant plus intéressant.

" Katty, tu baises les chiens? "
# Posté le vendredi 29 février 2008 12:26

Paris

Paris

De: Cédric Klapisch
Avec: Romain Duris (Pierre); Juliette Binoche (Elise); Fabrice Luchini (Roland Verneuil); Albert Dupontel (Jean); François Cluzet (Philippe Verneuil); Karin Viard (Laboulangère); Gilles Lellouche (Franky); Mélanie Laurent (Laëticia); Zinédine Soualem (Mourad); Julie Ferrier (Caroline)...
Durée: 2 H 10
Date: 2008
Film: Français

Histoire: C'est l'histoire d'un Parisien qui est malade et qui se demande s'il va mourir. Son état lui donne un regard neuf et différent sur tous les gens qu'il croise. Le fait d'envisager la mort met soudainement en valeur la vie, la vie des autres et celle de la ville toute entière.
Des maraîchers, une boulangère, une assistante sociale, un danseur, un architecte, un SDF, un prof de fac, une mannequin, un clandestin camerounais... Tous ces gens, que tout oppose, se retrouvent réunis dans cette ville et dans ce film.
Vous pouvez penser qu'ils ne sont pas exceptionnels mais, pour chacun d'entre eux, leur vie est unique. Vous pouvez croire que leurs problèmes sont insignifiants, mais, pour eux, ce sont les plus importants du monde.


Avis personnel: J'attendais vraiment la sortie du dernier Klapisch avec impatience !!!
C'est un réalisateur que j'aime beaucoup, il a cette merveilleuse façon de raconter des histoires, leurs histoires, nos histoires au final. Romain Duris à l'affiche était certainement une des mes plus grandes motivation pour aller voir « Paris ».
On reconnaît immédiatement les plans du réalisateur, grandes vues à la fois proches mais distanciées d'une ville – ici, Paris bien sur. La musique aussi est révélatrice, avec Kraked Unit, le groupe qui figure sur quasiment toutes les B.O. des films de Klapisch. J'aime beaucoup cette sensation de connu, d'un univers que l'on redécouvre et qu'on apprécie toujours autant, un film de Klapisch c'est comme un bon verre de vin avec des amis !
« Paris » c'est donc la découverte pour Pierre de sa maladie et son regard nouveau sur la vie, la façon dont il accepte cette fatalité. Romain Duris excelle, il réussi à nous montrer cette homme totalement anéanti par ce diagnostic mais surtout la motivation qu'il garde en lui à profiter des derniers jours et ce, grâce à tous ces gens qu'il observe de sa fenêtre et dont il imagine la vie.
De ces regards vont déboucher une attention particulière sur certaines personnes – la caméra les suis comme pour prolonger la vue limitée de Pierre. Je tire ma révérence à Fabrice Luchini, certainement l'un des meilleurs acteurs français à l'heure actuelle, et pour cause il vient du théâtre. Cet homme - en plus d'être intelligent, drôle et d'avoir les pieds sur terre – interprète d'une façon si brillante et spontanée, qu'à l'écran on a du mal à le voir autrement que vrai. Il à une authenticité, une générosité et une présence dingues, son jeu est parfait. Il fait de Roland un homme, qui sous ses airs sarcastiques et parfaitement épanoui, se révèle souffrir de sa solitude et de sa non « normalité ». J'ai adoré ce personnage, il est très touchant et je dois dire assez attirant par sa culture et sa connaissance. La scène où, alcoolisé il danse avec Laëtitia – jouée par Mélanie Laurent – est superbe, on ressent cette joie et cet enivrement très profondément. Le passage où il explique comment il a « contacté » l'élève dont il est tombé sous le charme, est fabuleuse. Luchini y est on ne peut plus naturel, il fait de ce récit une chose – qui parait à son personnage tout à fait évidente et à la fois totalement stupide. Juliette Binoche est très pro dans ce film, elle est amusante et touchante, mais il y a toujours cette distance entre son jeu et nous... Albert Dupontel m'a une nouvelle fois émue, cet acteur a un charisme très personnel, de ses personnages émanent toujours une grande sensibilité et il a des expressions, des traits très prononcés. Il y a une scène très hilarante, c'est celle où Philippe – joué par François Cluzet – et sa femme sont dans leur lit et qu'ils ont une conversation sur la normalité. Les questionnements de Philippe ne sont pas amusants en eux-mêmes, mais c'est la façon dont sa femme y répond, qui rend leur échange génial.
Une fin digne de Klapisch, prenante d'émotion et d'interrogations...

" En faisant un cours en amphi, j'ai eu une vraie illumination...
- Et alors tu l'as abordée? "
- Pire! J'lui ai envoyé un texto! Jme suis fait passer pour un jeune mec...
- Tu lui as écris quoi?
- T'es belle! Jte kiffe trop grave! "


# Posté le vendredi 29 février 2008 08:59

Les liens du sang

Les liens du sang

De: Jacques Maillot
Avec: Guillaume Canet (François); François Cluzet (Gabriel); Clotilde Hesme (Corinne); Marie Denarnaud (Nathalie); Helene Foubert (Colette); Eric Bonicatto (Paulo); Olivier Perrier (Henri); Carole Franck (Monique)...
Durée: 1 H 46
Année: 2008
Film: Français

Histoire: Lyon, à la fin des années 70.
François, inspecteur de police, apprend la sortie de prison de son frère, Gabriel, qui vient de tirer dix ans pour meurtre. Entre le flic et son aîné, les retrouvailles ne sont pas évidentes, mais chacun a la volonté de tirer un trait sur le passé. Gabriel essaie de se ranger et François se met en quatre pour l'aider.
Mais la réalité et les vieux démons finissent par les rattraper. Pour les deux frères, séparés par leurs choix, mais unis par le sang, le chemin parcouru semble étrangement aboutir à la même impasse.


Avis personnel: J'avais entendu du bien de ce film mais je n'avais pas spécialement envie d'aller le voir... Finalement j'en ai eu l'occasion, et puis ce sont quand même deux grands acteurs - de leurs générations respectives... Dès que le film commence on est tout de suite imprégné des années 70: jeans bien remontés, vestes en cuir, voitures couleurs nacrées, téléphones à cadran orange foncé, cheveux longs... On voit immédiatement que le décor et l'ambiance ont été chiadés et ça aide à se resituer dans le temps. On suit un peu le quotidien de François, jeune flic très bien intégré, un peu timide, puis, très vite son frère, Gabriel, taulard en permission, gueule de dur, dégaine assurée. On plonge très vite dans leurs deux univers totalement différents et on se rend compte très rapidement de la difficulté que cela implique. L'histoire est intéressante mais je n'ai pas plus accroché que cela, en réalité c'est pour les interprétations des deux acteurs principaux que j'ai tenu à en écrire un article. Guillaume Canet – très convainquant - qui joue François se révèle être un homme blessé par un passé qu'il a du mal à dépasser, il est à la fois angoissé et énergique. François Cluzet – très impressionnant - lui, réussi à nous montrer un homme attachant et ignoble en même temps, très difficilement cernable, comme une bombe a retardement prête à exploser. Tous les deux font la force du film, ce lien qu'il existe entre eux est très fort, parfois violent et très dur puis très fraternel et complice. Un duo magnifique et très intense... Ce que je ne peux reprocher au film c'est son inattendu dénouement et la force des caractères de ses personnages. Pour le reste je ne sais pas... c'était peut-être un peu trop lent quelques fois...
# Posté le samedi 09 février 2008 17:18
Modifié le jeudi 14 février 2008 16:34